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Le confortement de l’épi Ouest de Port Gardian touche à sa fin

Travaux de réparation épi Ouest Port Gardian

Le dernier accropode, gigantesque bloc de béton voué à résister à la houle et aux vagues, vient d’être posé sur le musoir de l’épi ouest de Port Gardian aux Saintes-Maries de la Mer. Après 8 mois de travaux, la réparation de cet ouvrage touche à sa fin.

Un besoin urgent de réparation

Au droit du village des Saintes-Maries de la Mer, cet épi est l’ouvrage qui avance le plus vers le large et qui protège le port de plaisance de Port Gardian. Sa position en première ligne en fait un obstacle particulièrement exposé aux courants et aux tempêtes. Fortement dégradé au niveau du musoir (extrémité de l’ouvrage sur laquelle se trouve le sémaphore), il devenait urgent d’intervenir sur l’épi ouest de Port Gardian afin d’éviter un risque de brèche. Ce risque était d’autant plus important qu’une érosion des fonds de plusieurs mètres était présente au pied de l’ouvrage. L’objectif des travaux était de renforcer l’épi en reconstruisant une butée de pied et en ajoutant une couche d’enrochement supplémentaire côté mer. Au niveau du musoir, les enrochements ont été remplacés par des blocs bétons appelés « Accropodes ».

L'épi avant les travaux
L’épi avant les travaux

Un chantier hors-norme

Etant donné sa localisation, ce chantier a dû faire face à de fortes contraintes. La première, le chantier se situait en plein centre-ville entre le port de plaisance et une plage très fréquentée à la belle saison. La surface d’emprise du chantier devait donc rester très limitée. D’autre part, une organisation méticuleuse a été nécessaire pour assurer la bonne tenue des travaux, des déplacements des engins et du stockage. Le recyclage des matériaux a été optimal puisque 100 % des enrochements déposés ont été réutilisés sur le chantier. Des travaux d’élargissement ont également dû être faits pour assurer le passage d’engins imposants sur l’épi. Une pelle spectaculaire de 120 tonnes est intervenue durant les premiers mois de travaux. Son bras de 14 mètres de long et sa longueur de balancier de plus de 12 mètres, lui permettaient d’atteindre les fonds depuis la crête de l’ouvrage et évacuer les enrochements qui se retrouvaient en pied d’ouvrage. La seconde partie du chantier fut la réalisation de la nouvelle carapace avec la pose de près de 450 accropodes. Cette partie fut assurée par une grue plaçant les accropodes sur le pourtour de l’ouvrage avec l’aide de scaphandriers lorsque les blocs de bétons devaient être installés sous l’eau.

La zone de stockage du chantier entre plage et port
La zone de stockage du chantier entre plage et port
Le bras de la pelle immergé
Le bras de la pelle immergé
Travaux près du musoir
Travaux près du musoir
Renforcement du musoir
Renforcement du musoir
La pelle à l’œuvre
La pelle à l’œuvre
Pose des accropodes avec grue et plongeur
Pose des accropodes avec grue et plongeur
Les accropodes prennent place sur le musoir
Les accropodes prennent place sur le musoir

Présentation d’ACCROPODE™ II

Accropodes

Ces blocs de béton présentent des qualités de robustesse et de stabilité en talus grâce à sa forme originale. Un accropode pèse 9,6 T et a un volume de 4 m3.

Un calendrier bousculé par les tempêtes et les crues

Le chantier qui ne devait durer que six mois, a connu plusieurs ralentissements en raison des conditions météorologiques : les tempêtes successives du mois de mars ont interrompu à plusieurs reprise le chantier et les crues du Rhône ont généré beaucoup de turbidité en mer, ce qui réduisait fortement la visibilité des plongeurs. La pose des accropodes sous-marins, qui nécessitait 10 jours de bonnes conditions météo, aura finalement pris plus de 2 mois.

Malgré tout, le chantier se termine avant le début de la saison estivale offrant aux habitants des Saintes-Maries de la Mer une protection renforcée. Le coût de l’opération a été de 2 250 000 € HT. Le département des Bouches du Rhône a subventionné ces travaux à hauteur de 43,7 %, l’ACCM à 21,8 %, le SYMADREM à 24,8 % et la Commune des Saintes-Maries-de-la-Mer à 9,7 %. Le chantier a été mené par le Groupement Buesa – Buesa Travaux Maritimes et Fluviaux et Egis water and Maritime en tant que Maître d’œuvre. Une inauguration de ces travaux aura lieu le 27 juin prochain.

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