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Dernière étape des travaux de sécurisation des digues sur le Rhône entre Beaucaire et Arles

Les digues de Beaucaire-Fourques et de Tarascon-Arles, et plus particulièrement leurs tronçons respectifs de 5 km résistants à la surverse sont désormais opérationnelles. De manière à parfaire le système de protection sur le Rhône et éviter tout risque de contournement en cas de crues débordantes, il est nécessaire de rehausser les deux derniers tronçons non encore sécurisés : le site industrialo-portuaire de Beaucaire (SIP) et le site industrialo-fluvial de Tarascon (SIF).

Le SIP et le SIF sont des remblais appartenant à l’Etat et concédés à la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). « Ces plateformes sont mises à disposition des entreprises qui souhaitent les occuper pour leurs activités économiques. Elles leur permettent d’utiliser la voie navigable pour transporter des marchandises en contribuant ainsi au développement du trafic fluvial », explique Pascal Albagnac, Directeur territorial Rhône-Méditerranée de la CNR.

SIP à gauche et SIF à droite derrière le pont

Ces sites sont hors d’eau pour une crue comme celle de décembre 2003 (11 500 m3/s) mais leur cote altimétrique est trop basse en cas de crue supérieure. L’eau submergerait ces plateformes et contournerait les tronçons de digue résistants à la surverse. Les entrées d’eau ne seraient plus maîtrisées. « Cela reviendrait à inonder les zones que l’on souhaitait protéger. Il est donc nécessaire de rehausser ces ouvrages à la cote définie dans le plan Rhône pour les digues non résistantes à la surverse, soit 50 cm au-dessus de la crue millénale (14 160 m3/s). Le SIP et le SIF vont être rehaussés d’environ 1 m, respectivement sur 4 km en rive droite et 1,5 km en rive gauche. Pour cela, nous viendrons construire une petite digue dans les règles de l’art », expose Marceau Requi, ingénieur au SYMADREM en charge de cette opération. Ces travaux avaient été définis à l’origine du Plan Rhône. « Depuis 2003, la CNR développe des missions  d’intérêt général qui, pour la plupart, sont intégrées  aux différents volets du Plan Rhône. C’est dans ce cadre  que nous avons noué un partenariat avec le SYMADREM à partir de 2010. Sur la base des études hydrauliques qu’il a dirigées, le SYMADREM a identifié tous les secteurs où il aurait besoin d’intervenir pour mener à bien sa mission de protection contre les inondations. Cela a été le cas pour les SIP et SIF du secteur mais aussi sur d’autres ouvrages comme les déversoirs de Boulbon et de Comps. Le rôle de la CNR est de veiller à ce que les travaux réalisés par des tiers, y compris ceux du SYMADREM, ne remettent pas en cause l’usage et l’intégrité des ouvrages construits dans le cadre du cahier des charges de la concession du Rhône. Nous vérifions donc les différents impacts et nous délivrons des autorisations. Chaque projet fait l’objet d’une convention spécifique qui détermine les modalités d’intervention pendant les travaux ainsi que les conditions d’occupation du site en phase d’exploitation » indique Pascal Albagnac.

Le montant des travaux s’élève à 5 millions d’euros hors taxes. La CNR participe à hauteur de 60 % et l’Etat à hauteur de 40 % Ils commenceront début 2022 pour une durée d’un an.