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Les crues historiques

Les valeurs de débits sont celles estimées à la station de Beaucaire/Tarascon. Elles  sont issues de l’étude hydrologique menée par la DREAL Auvergnes Rhône Alpes en 2018 et téléchargeables sur le site du plan Rhône.

Inondations de décembre 2003

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D'ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D'ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

Débit estimé : 11 500 m3/s ± 5 %
Type :  méditerranéen

Cette crue résulte d’un événement pluvieux très important en étendue et en quantité ayant affecté l’ensemble du bassin versant de Lyon à la mer. Le cumul des apports au Rhône a donc été très élevé, très brutal et relativement simultané, ce qui explique la rapide montée des eaux du Rhône à Valence et les débits exceptionnels du Rhône à partir de Viviers. La réaction forte de l’Ardèche (maxi de 2 500 m3/s à Vallon Pont d’Arc) a fortement contribué aux très hauts niveaux constatés à Avignon. De plus, en fin d’événement, la vidange lente des champs d’expansion de crues, fortement sollicités lors de cet épisode, ainsi que la réaction tardive de la Durance, ont largement contribué aux débits constatés à Beaucaire/Tarascon.

Inondations de l’hiver 1993-94

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

VILLE D'ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

Débit estimé :
– 9 300 m3/s en octobre 1993
10 200 m3/s à Beaucaire/Tarascon en janvier 1994.

Type : méditerranéen extensif

  • Octobre : les précipitations centrées sur la partie méridionale du bassin s’étendent sur la Saône et le Jura. La période de retour de la crue est pratiquement décennale en amont de l’Isère et s’amplifie par les apports des crues moyennes en provenance des affluents méditerranéens. La période de retour de la crue à Beaucaire/Tarascon est d’environ 20 ans.
  • Fin décembre – début janvier : les pluies qui tombent sur la partie amont du bassin provoquent des crues modérées sur le Rhône supérieur. Puis, des pluies méditerranéennes affectent la partie aval. Les précipitations cumulées sont importantes sur la Durance et l’Eyrieux. La crue s’amplifie progressivement en aval de chaque affluent méditerranéen pour se transformer en une crue redoutable à Beaucaire. Sa période de retour est d’environ 40 ans.

Inondations Mai-juin 1856

inondation1856

Débit estimé : 12 500 m3/s
Type : généralisée

« La crue de mai-juin 1856 fut la plus simple et la plus brutale des crues générales du Rhône… Elle compte parmi les plus terribles cataclysmes qui ont dévasté les rives des fleuves français » (Maurice Pardé). Le bassin déjà saturé par de fortes pluies, reçoit fin mai des précipitations exceptionnelles, océaniques au nord et méditerranéennes jusqu’à Lyon. La crue est centennale sur le Rhône en amont de Lyon et plus que centennale en aval de Valence. Celle-ci est, en effet, accentuée par les concomitances des crues de la Saône, de l’Isère, de la Drôme et de la Durance.

Crue généralisée de 1840

Photographie de la collection Mairie d'Arles.

Débit estimé : 13 000 m3/s
Type : généralisée

C’est « l’événement météorologique le plus grandiose et le plus déconcertant qui se soit jamais produit dans le bassin du Rhône. Il a été provoqué par une succession de quatre averses méditerranéennes torrentielles, dont une au moins était accompagnée de pluies océaniques diluviennes » (Maurice Pradé en 1925). La crue est très forte en amont de Lyon et exceptionnelle en aval, en raison des apports de la Saône. C’est la plus forte crue connue sur la Saône, dont le débit lors de l’événement a été estimé à près de 4 000m3/s. En Avignon, la crue de la Durance est concomitante avec celle du Rhône qui en est, par conséquent, très amplifiée. La crue de 1840 est la plus forte crue connue en aval d’Avignon.

Les crues de 1840 et 1856, bien que plus importantes, n’atteignent pas le niveau de crue de 2003 entre Beaucaire et Arles en raison des nombreuses brèches provoquées en traversée de Beaucaire/Tarascon.