Quai de Trinquetaille
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Nos ouvrages

Concevoir des ouvrages résistants

Les brèches : Elles surviennent en période de crue. Il s’agit d’une ouverture brutale de la digue. Cet accident peut avoir diverses origines : surverse (déversement) ou plus souvent infiltrations dans des terriers d’animaux fouisseurs ou le long de canalisations traversantes… L’eau s’engouffre et entraîne la ruine de l’ouvrage et sa disparition sur plusieurs centaines de mètres. Lorsqu’une digue cède, elle libère violemment les flots de la crue (jusqu’à plusieurs centaines de millions de m3, voire plusieurs milliards de m3 en 1840 et 1856). L’eau se déverse dans la plaine pendant toute la durée de la crue, y compris à la décrue.

Les solutions de confortement

Les digues qui résistent aux risques de brèches sont conçues pour se prémunir contre des sollicitations extrêmes du fleuve. Ainsi une digue éloignée du fleuve est moins soumise à l’érosion. La mise en place dans la digue de matériaux étanches et filtrants permettent de réduire le risque lié aux infiltrations. Le renforcement du talus de la digue côté terre permet de résister aux déversements. La digue dite résistante à la surverse autorise des débordements lorsque la crue dépasse le seuil de protection. Elle résiste sans rompre et lorsque la décrue est amorcée, le déversement cesse. Le risque d’inondation et les volumes déversés dans la plaine dépendent donc du seuil de protection auquel est calé l’ouvrage, ils sont considérablement inférieurs à ceux des brèches.

La nécessité de surveiller les digues

Les digues permettent la protection des zones inondables en contenant les eaux des crues et en évitant ainsi l’inondation de la zone protégée. Cependant, si une défaillance survient dans l’ouvrage ou si la digue n’a pas été dimensionnée pour résister à une crue trop importante, une brèche peut se produire. Ses conséquences peuvent être dramatiques. C’est pour cette raison que la surveillance des digues doit être continue, en crue mais aussi en temps normal. Chaque désordre détecté permet de réduire le risque de brèche en crue.

En savoir plus sur la surveillance des digues

Les risques de brèche et les désordres détectés

Quatre mécanismes principaux peuvent être à l’origine de brèches : surverse, glissement du talus côté terre, érosion du pied côté fleuve (affouillement), érosion interne (renard, blaireau). Les désordres détectés sur les digues sont des points faibles qui peuvent favoriser certains de ces mécanismes.

  • Points bas
  • Affaissements
  • Érosions
  • Fissures
  • Terriers
  • Présence d’arbres
  • Infiltrations et suintements en période de crue
Comparaison des ouvrages résistants ou non à la surverse

Comparaison des ouvrages résistants ou non à la surverse