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Les crues historiques

Inondations de décembre 2003

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D'ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D'ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

Débit estimé : 11 500 m3/s à Tarascon, débit affiné suite au recalage de conférence de Consensus

De type méditerranéen, elle résulte d’un événement pluvieux très important en étendue et en quantité ayant affecté l’ensemble du bassin versant de Lyon à la mer. Le cumul des apports au Rhône a donc été très élevé, très brutal et relativement simultané, ce qui explique la rapide montée des eaux du Rhône à Valence et les débits exceptionnels du Rhône à partir de Viviers. La réaction forte de l’Ardèche (maxi de 2 500m3/s à Vallon Pont d’Arc) a fortement contribué aux très hauts niveaux constatés à Avignon. De plus, en fin d’événement la vidange lente des champs d’expansion des crues fortement sollicités lors de cet épisode ainsi que la réaction tardive de la Durance ont largement contribué aux débits exceptionnels constatés à Beaucaire.

 

Inondations de l’hiver 1993-94

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

MAIRIE DE TARASCON SERVICE ENVIRONNEMENT

VILLE D'ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

VILLE D’ARLES, photographie Daniel BOUNIAS

Débit estimé : 9 500 m3/s à Tarascon en octobre  / Débit estimé : 10 500 m3/s à Tarascon en janvier

En octobre, les précipitations centrées sur la partie méridionale du bassin s’étendent sur la Saône et le Jura. La crue constitue l’exemple type d’un événement méditerranéen extensif. La période de retour de la crue est pratiquement décennale en amont de l’Isère, et s’amplifie par les apports des crues moyennes en provenance des affluents méditerranéens. La crue à Tarascon débite à 9 700 m3/s et a une période de retour d’environ 25 ans.

Des pluies tombent fin décembre début janvier sur la partie amont du bassin. Elles provoquent des crues modérées sur le Rhône supérieur. Puis des pluies méditerranéennes intéressent la partie aval. Les précipitations cumulées sont importantes sur la Durance et l’Eyrieux. La crue s’amplifie progressivement en aval de chaque affluent méditerranéen pour se transformer en une crue redoutable à Beaucaire. Sa période de retour est supérieure à 70 ans.

Inondations Mai-juin 1856

inondation1856

Débit estimé : 12 500 m3/s à Tarascon

« La crue de mai-juin 1856 fut la plus simple et la plus brutale des crues générales du Rhône…Elle compte parmi les plus terribles cataclysmes qui ont dévasté les rives des fleuves français » (Maurice Pradé). Le bassin déjà saturé par de fortes pluies, reçoit en en fin de mai des précipitations exceptionnelles, océaniques au nord et méditerrannéennes jusqu’à Lyon. La crue est centennale sur le Rhône en amont de Lyon etplus que centennale en aval de Valence. Celle-ci est, en effet, accentuée par les concomitances des crues de la Saône, de l’Isère, de la Drôme et de la Durance.

Crue généralisée de 1840

Photographie de la collection Mairie d'Arles.

Débit estimé : 13 000 m3/s à Tarascon

C’est « l’événement météorologique le plus grandiose et le plus déconcertant qui se soit jamais produit dans le bassin du Rhône. Elle a été provoquée par une succession de quatre averses méditerranéennes torrentielles, dont une au moins était accompagnée de pluies océaniques diluviennes » (Maurice Pradé en 1925). La crue est très forte en amont de Lyon et exceptionnelle en aval en raison des apports de la Saône. C’est la plus forte crue connue sur la Saône, dont le débit lors de l’événement a été estimé à prés de 4 000m3/s. En Avignon, la crue de la Durance est concomitante avec celle du Rhône qui en est, par conséquent, très amplifiée. La crue de 1840 est la plus forte crue connue en aval d’Avignon. Elle n’atteint cependant pas le niveau de crue de 1856 à Tarascon en raison des nombreuses brèches qu’elle provoque dans les digues du Gard.