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Le fleuve et son Delta

Le Rhône long de 812 kilomètres, prend sa source en Suisse dans le massif du Saint-Gothard, à 1 750 m d’altitude. Il traverse le lac Léman. A partir de Lyon, il reçoit la Saône et coule vers le sud, entre les Alpes et le Massif Central, pour rejoindre la mer Méditerranée au droit d’une plateforme continentale large et peu profonde (Golfe du Lion) où les sédiments transportés se sont déposés et ont constitué le delta de Camargue. Les bras formant ce delta ont été nombreux et divers et à l’échelle des temps géologiques se sont globalement déplacés d’Ouest en Est.

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Aujourd’hui, le Rhône se divise en 2 bras juste en amont de l’agglomération Arlésienne. Le Petit Rhône à l’Ouest, long d’environ 60 km, rejoint la mer à l’ouest des Saintes Maries de la Mer. Il reçoit 8 à 13% du débit du Rhône. Tandis qu’à l’Est, le Grand Rhône, d’une longueur de 50 km environ rejoint la mer en aval de Port Saint Louis du Rhône. Des cinq fleuves français, le Rhône est celui dont le débit est le plus important. En aval de Valence, le Rhône reçoit principalement:

  • les affluents cévenols en rive droite qui drainent le rebord oriental du massif central : Eyrieux, Ardèche, Cèze, Gard,
  • en rive gauche les principaux affluents préalpins méridionaux : La Drôme, le Roubion, l’Aygues, l’Ouvèze
  • Et la Durance qui draine un bassin versant de plus de 12 000 Km2.

En aval de Beaucaire le fleuve se divise en deux bras endigués et ne reçoit plus aucun apport d’affluents.

Les types de crues du Rhône

Le delta est soumis au double effet des crues du Rhône et des tempêtes marines. La concomitance de ces deux phénomènes peut être très dommageable pour le delta. Le contexte climatique et physique très diversifié du bassin versant du Rhône induit une typologie variée des crues. Quatre types de crues sont mises en évidence: les crues océaniques, les crues cévenoles, les crues méditerranéennes extensives et les crues généralisées.

Crues océaniques

Elles se produisent entre octobre et mars à la faveur de pluies amenées par les vents d’ouest ; elles intéressent principalement les bassins de la Saône, du Rhône Alpestre, du Rhône Supérieur et, dans une moindre mesure, de l’Isère. La régularité et la durée de ces précipitations sont à l’origine des fortes crues dites océaniques.

Crues cévenoles

Elles se forment presque exclusivement sur les bassins du rebord oriental du Massif central, lors d’épisodes pluvieux d’une extrême violence entre septembre / octobre. Elles relèvent autant de l’intensité des précipitations que de la morphologie de bassins compacts et imperméables.

Crues méditerranéennes

Ces crues se différencient des crues cévenoles par leur apparition tardive. L’extension spatiale des pluies peut concerner autant les Alpes du Sud que le couloir rhodanien ou les Cévennes. Certaines pluies méditerranéennes remontent jusqu’à la Saône et l’Ain.

Crues généralisées

Elles affectent la globalité du bassin du Rhône et sont issues de l’enchaînement de plusieurs épisodes pluvieux océaniques et méditerranéens. Les pluies peuvent être simultanées comme en octobre 1840, mai 1856 et octobre 1993. Pour provoquer une grande crue généralisée du Rhône, le bassin doit avoir reçu au préalable de grandes quantités d’eau.

Hydrologie du Rhône en aval de Beaucaire

Les débits de pointe du Rhône à Tarascon et la période de retour* de ces débits sont:

La période de retour d’une crue caractérise la probabilité qu’elle a de se reproduire chaque année. Ainsi le débit de pointe d’une crue centennale est le débit qui a une chance sur 100 d’être atteint ou dépassé chaque année.