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Travaux

Programme Invariants Littoral

Carte des ouvrages à la mer construits au droit du village des Saintes Maries de la Mer depuis les années 1960 à aujourd’hui

A : Epi tenon du Clos du Rhône (1962/2004) B : Brise-lames n°1 du Clos du Rhône (2004) C : Brise-lames n°2 du Clos du Rhône (2004) D : Epi Ouest des Launes (2008) E : Epi Est des Launes (2009) F : Digue Ouest Port Gardian (1984) G : Digue Est Port Gardian (1984) H : Epi en T des Arènes (1940 et 1984) I : Epi Ouest Camille (2008) J : Epi transversal Camille (2008) K : Epi Est Camille (2004) L : Epi tenon des Amphores (1940-1970) M : Petit épit en T de Thalacap (1993) N : Grand épi en T de Thalacap (1991) O : Petit épi en T du Grand Large (2010) P : Grand épi en T du Grand Large (2010) Q : Epi en T du poste de secours n°2 (2009) R : Epi Ouest de la Fourcade (1980-1985) S : Epi Est de la Fourcade (1980-1985)

Le littoral de la commune des Saintes Maries de la Mer, située dans le delta du Rhône en Camargue, subi depuis de nombreuses décennies une érosion marine qui a provoqué un recul très important et continu du trait de côte. Entre les années 1895 et 2000, le littoral a reculé de 1.40 m à 5.20 m en moyenne, par an. Ce recul du rivage s’inscrit dans une dynamique globale de redistribution longitudinale des sédiments le long des côtes. Le déficit des apports du Rhône est également une des causes de ce recul. Le village qui est aujourd’hui une station balnéaire importante, était situé à une distance de plus de 400 m de la côte, au milieu du 19ème. Aujourd’hui, la zone urbanisée jouxte le rivage.

Dans les années 1860 un premier ouvrage, la digue à la mer, a été construit entre les deux bras du Rhône afin d’empêcher l’incursion des eaux salées dans le delta du Rhône. Cette digue comportait une discontinuité au droit du village des Saintes Maries de la Mer. En effet, ce village était alors encore éloigné du rivage. En 1914, la jonction des deux tronçons de la digue à la mer a été opérée au droit du village. Dans les années 1920, les premiers enrochements de protection des ouvrages font leur apparition. Dès les années 1930, la digue à la mer au droit du village n’a plus été en mesure de protéger celui-ci. Entre 1930 et 1940, cinq épis ont été construits en enrochements et ont permis un ralentissement de l’érosion au droit du village et même une progression de la plage Ouest. Depuis, de nouveaux ouvrages ont été construits et d’autres ont été confortés et reprofilés, notamment par la réalisation des premières tranches du programme « Invariants littoral » dans le cadre du CPER 2000-2006. En 1982, dans le cadre des études relatives à la création du port de plaisance des Saintes Maries de la Mer, une étude avait été réalisée par GEOMIDI et le LCHF sur un projet d’aménagement général et un schéma de principe des ouvrages de protection du littoral au droit du village, dont l’efficacité avait été étudiée sur modèle sédimentologique.

Suite à ces études et tenant compte de l’évolution du rivage sableux du delta du Rhône, le SYMADREM, nouveau maître d’ouvrage de la digue à la mer et de ses ouvrages annexes, avec le concours des services de l’Etat, a établi un programme d’aménagement au droit du village, compris entre l’embouchure du Petit Rhône à l’Ouest et le Pertuis de la Fourcade à l’Est. Ce programme a été dénommé « Invariants Littoral ». Ce programme, décomposé en sept tranches annuelles de travaux, portant sur la construction des ouvrages prévus par les études antérieures, a fait l’objet d’une procédure au titre de la loi sur l’eau et un arrêté préfectoral d’autorisation a été pris le 12 avril 2001 par le Préfet des Bouches du Rhône.

Les ouvrages de ce programme « invariants littoral » ont été réalisés entre 2004 et 2012, pour un montant de 11.5 M€, valeur 2012.

Quelques années après la construction des premiers brises lames au droit du camping « Le Clos du Rhône », à l’Ouest des Saintes Maries de la Mer, près de l‘embouchure du Petit Rhône, l’engraissement du rivage a été constaté, des plages sont apparues, des tombolos se sont formés à l’arrière des ouvrages. Au programme « invariants littoral », pendant la même période se sont ajoutés sur le littoral, des travaux de grosses réparations et rechargement de plage pour un montant de 3.55 M€, valeur 2012.