Quai de Trinquetaille
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Nos ouvrages

Concevoir des ouvrages résistants

Les brèches : La brèche survient en période de crue. Il s’agit d’une ouverture brutale de la digue. Cet accident peut avoir diverses origines : surverse, érosion par le fleuve, infiltrations… L’eau s’engouffre et entraine la ruine de l’ouvrage et sa disparition sur plusieurs centaines de mètres. Lorsqu’une digue cède, elle libère violemment les flots de la crue. L’eau se déverse dans la plaine pendant toute la durée de la crue, y compris à la décrue.

Les solutions de confortement: Les digues qui résistent aux risques de brèches sont conçues pour se prémunir contre des sollicitations extrêmes du fleuve. Ainsi une digue éloignée du fleuve est moins soumise à l’érosion. La mise en place dans la digue d’organes d’étanchéité et de drainage permet de réduire le risque lié aux infiltrations. Le renforcement du talus de la digue côté terre permet de résister aux déversements. La digue résistante à la surverse autorise des débordements lorsque la crue dépasse le seuil de protection. Elle résiste sans rompre et lorsque la décrue est amorcée, le déversement cesse. Le risque d’inondation et les volumes déversés dans la plaine dépendent donc du seuil de protection auquel est calé l’ouvrage, ils sont considérablement inférieurs à ceux des brèches.

Les pathologies des digues

Les digues permettent la protection des zones inondables en contenant les eaux des crues et en évitant ainsi l’inondation des plaines. Cependant si une défaillance survient dans l’ouvrage, si la digue n’a pas été dimensionnée pour résister à une crue trop importante, une brèche peut se produire. Les conséquences d’une brèche peuvent être dramatiques. C’est pour éviter les brèches que des surveillances des digues doivent être faites, en crue mais aussi en temps normal. Chaque désordre détecté permet de réduire le risque de brèche en crue.

Les risques de brèche et les désordres détectés :

Quatre mécanismes principaux peuvent être à l’origine de brèches : surverse, glissement du talus côté terre, érosion du pied côté fleuve (affouillement), érosion interne (renard, blaireau). Les désordres détectés sur les digues sont des points faibles qui peuvent favoriser certains de ces mécanismes.

  • Points bas
  • Affaissements
  • Erosions
  • Fissures
  • Terriers
  • Présence d’arbres
  •  Infiltrations et suintements en période de crue

 

Comparaison des ouvrages résistants ou non à la surverse

Comparaison des ouvrages résistants ou non à la surverse