Principe des travaux
la surveillance et les interventions en période de crue (carrossabilité). Ces nouveaux tronçons viennent s’ajouter au 80 km de digues déjà carrossables existantes. 160 km sont aujourd’hui carrossables sur les 210 km de digues fluviales.
Pour des raisons de sécurité et de pérennité des ouvrages, la circulation sur les digues du Rhône est interdite à tous véhicules, sauf les véhicules autorisés conformément à l'article 62 du décret du 6 février 1932, complétés par les arrêtés municipaux de 2010. Seule la circulation à pied est autorisée sur la digue.
45 ouvrages hydrauliques traversant hors d’usage ont été supprimés, car ils constituaient des points de faiblesse dans la digue.
Les trois objectifs de l'opération :
1. Rendre carrossables (circulables par tous temps) les digues fluviales du SYMADREM pour faciliter la surveillance et les interventions en période de crue.
2. Supprimer les ouvrages traversants hors service, car ils constituent des points faibles dans la digue.
3. Supprimer les points bas dans la crête de digue, après en avoir purgé le terrier effondré qui en est probablement la cause.
Cette opération de sécurisation des digues s’est montée à 4 850 000 Euros HT, dont 435 000 côté Gard et 4 415 000 côté Bouches-du-Rhône. Avec une prise en charge de 40% pour l’Etat et, d’une participation de 30% pour les conseils régionaux Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 25% du conseil général du Gard et des Bouches-du-Rhône et 5% des communes. Un accompagnement écologique du chantier a été réalisé par un expert écologue. Il consistait à minimiser les impacts des travaux sur les espèces et les milieux remarquables, en signalant les secteurs écologiquement sensibles.
La carrossabilité a été réalisée par la mise en place d’un revêtement sur les crêtes de digues pour lesquelles le SYMADREM à compétence. L’objectif est de faciliter la surveillance et les interventions en période de crues.
Les points bas provoqués par des effondrements liés à la présence de terriers ou par le passage d’un chemin par-dessus la digue (encoule) ont également été supprimés.
Les travaux consistaient en la réalisation d’une couche de forme dont la structure est la suivante :
- décapage de la crête de digue sur une épaisseur de 25 cm.
- pose d’un géotextile anti-contaminant et de transition.
- couche de base de 20 cm d’épaisseur en GNT 0/20.
Spécifications techniques
- couche de finition de 5 cm d’épaisseur en GNT 0/20.
Le profil en long actuel de la crête de digue n’a pas été modifié, sauf dans les zones de points bas.
Les ouvrages hors services traversant la digue ont été identifiés, et les propriétaires contactés ont donné les autorisations nécessaires à leur suppression. Ces ouvrages hors service n'étaient plus entretenus et par conséquent constituaient autant de points de faiblesse dans les digues.
La suppression des ouvrages se décompose de la façon suivante :
- terrassement en déblai du corps de digue au-dessus de l’ouvrage à supprimer,
- dépose de l’ouvrage hors service (aqueduc ou canalisation),
- terrassement en remblai du corps de digue en matériaux de type argileux, identique au corps de digue existant, compacté dans les règles de l’Art.
- Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter les dossiers en .pdf sur l'espace presse du site.
