Objectifs
L’étude de renforcement de la digue du Grand Rhône rive droite à Salin de Giraud et mise à la cote de la digue de Port-Saint-Louis-du-Rhône est une opération prioritaire du Pré-schéma Sud du Plan Rhône. Le SYMADREM en est le maître d’ouvrage opérationnel.
L’étude de renforcement se fait en deux grandes phases : le diagnostic des digues et de la plaine protégée, suivi de l’avant projet avec la conception des ouvrages et sa conséquence sur la plaine protégée.
Le diagnostic permet de donner un état des lieux des digues actuelles et d’en connaitre les points faibles. L’avant projet doit de dimensionner les ouvrages en réponse à cet état des lieux. Le calage des ouvrages est donné par les modélisations hydrauliques, il répond aux objectifs du plan Rhône :
- éviter les brèches,
- protéger la plaine pour la « crue de protection »,
- pour des crues plus fortes résister à la surverse sans rupture.
Résultats
L’étude concerne la digue de Salin de Giraud à partir du lieu-dit « La Louisiane » et jusqu’à l’embouchure, ainsi que la digue de Port-Saint-Louis. Cette dernière n’est concernée que par la phase de conception, cette digue a déjà fait l’objet de travaux de confortement récent et l’étude ne concerne que sa potentielle rehausse.
L’étude se fait en deux grandes phases : le diagnostic des digues et des plaines protégées, suivi de l’avant-projet avec la conception des ouvrages et sa conséquence sur la plaine protégée.
Diagnostic
La phase de diagnostic a montré de nombreuses fragilités dans la digue de protection de Salin de Giraud. La géométrie des ouvrages (plutôt bas avec des pentes relativement douces) expliquent qu’ils aient assez bien résisté jusqu’à présent, cependant l’étude montre que pour des sollicitations importantes (dès la crue type 2003) le risque de brèche est fort.
Les matériaux de l’ouvrage sont très sableux, avec des passages de sables propres très soumis à l’érosion interne. Le profil en long présente une dizaine de points bas dont la moitié déversent pour la crue de type 2003. Notons en particulier le point bas de Chamone où la ligne de protection est en moyenne 1 mètre plus basse que le reste du linéaire (un merlon avait été mis en place en urgence lors de la crue de 2003). Cette zone est d’autant plus fragile qu’elle se situe dans un coude du fleuve fortement soumis à l’érosion.
Les modélisations hydrauliques ont montré que la formation de brèches dans l’état actuel amènerai des volumes d’eau conséquent dans la plaine : les hauteurs d’eau atteindraient 1,50 m à 2 m dans le village de Salin de Giraud et jusqu’à 2,50 m à Port-Saint-Louis.
On constate également que le niveau marin influe fortement l’inondation de la plaine. Certaines modélisations avec un fort niveau marin (surcote marine d’1,50m NGF) montrent qu’en l’absence de toute crue, le village de Salin de Giraud et Port-Saint-Louis sont déjà inondés par la mer.
Le point bas de Chamone constitue le point le plus faible du système. Ce point bas représente un risque de brèche quasi-certain non acceptable. De plus les déversements, même en l’absence de brèche, sont très importants et couperaient les voies d’évacuation de Salin-de-Giraud.
Les prochaines phases d’étude vont concerner le calage et le dimensionnement des ouvrages. Cette phase de conception doit prendre en compte les résultats du diagnostic et en particulier la présence des points bas et l’influence de la mer.
Le calage des ouvrages répond aux objectifs de protection :
- Eviter les ruptures de digue
- Eviter tout débordement pour une crue dite « crue de protection » (à déterminer)
- Assurer pour les crues supérieures un déversement sans rupture
- Assurer une protection élevée pour les zones fortement peuplées (Salin de Giraud et Port Saint Louis du Rhône)
- Ne pas aggraver la situation en amont ou en aval
Ainsi qu’à d’autres objectifs non fixés dans le Plan Rhône mais relatif aux études de dangers, quelque soit le niveau de protection fixé :
- Ne pas accroitre la vulnérabilité des secteurs urbanisés
- Faire en sorte que le remplissage des secteurs urbanisés soit le plus lent possible
